Refuser les inégalités – Sans terre et sans travail

Dans de nombreux pays du Sud la misère fait fuir la population des campagnes vers les grandes agglomérations où beaucoup se retrouvent sans travail et sans toit. En France aussi nous avons nos chômeurs et nos sans logis.

En Inde des centaines de milliers de « domiciliés du trottoir » ont pour seul domicile un espace précis sur le trottoir aménagé de façon rudimentaire. Ce sont des paysans qui ont fui la misère de la campagne. Actuellement des milliers de petits producteurs luttent pour récupérer la terre qui leur a été prise.

Au Brésil des millions d’hectares dont certains ne sont pas cultivés sont accaparés par de riches propriétaires. Le Mouvement des Sans Terre mène des actions pour que des familles obtiennent l’accès à une petite surface de terre pour se nourrir.

En l’Inde également plusieurs milliers de petits paysans mènent des actions avec le mouvement Ekta Parishad pour récupérer des terres qui leur appartenaient.

Raymondo Gouveia (avec sa famille) du MST dans l’assentamento dos Carajas.
Photo Hervé de Williencourt

En France l’industrie a absorbé une grande partie de la population rurale. Aujourd’hui, elle délocalise et produit davantage avec moins de main d’œuvre. Un salarié sur 10 n’a plus de travail et beaucoup d’emplois sont précaires et mal rémunérés. On compte aujourd’hui des milliers de personnes qui, même avec un travail n’arrivent plus à se loger. En France, en 2003 il a été compté 86500 personnes  sans domicile au sens strict, et 700 000 dans des logements précaires ou temporaires (sous-location, hôtel, tente, caravane ou bidonville).

Refuser les inégalités c’est d’abord soutenir ces populations du Sud mais aussi au niveau local lorsque celles-ci mènent des actions pour défendre leurs droits.

A l’occasion de la marche Janadesh de 2007 Peuples solidaires est allé apporter son soutien à Ekta Parishad