Refuser les inégalités – Les salariés

Pour les salariés du Sud la recherche du moindre coût de la main d’œuvre entraîne des conditions de vie et de travail  encore plus difficiles :

  • Salaires de  3 à 5 dollars / jour pour une ouvrière thaïlandaise au lieu de 20 dollars pour un ouvrier américain ou européen
  • Grande flexibilité dans l’habillement et les articles de sport : jusqu’à 16 heures par jour avec 6 et parfois 7 jours sur 7 pour une ouvrière thaïlandaise.
  • Syndicats très difficiles à mettre en place ou menaces sur les dirigeants quand ils existent, revendications rejetées par la direction locale, mais aussi internationale…

De telles situations sont totalement inacceptables.

Les multinationales de la banane communiquent parfois sur leurs codes de conduite. Mais,  elles tolèrent très difficilement la présence de syndicats  dans leurs plantations.

Le vrai cout d’une basket.

Sur une paire de basket Nike, par exemple, combien payons-nous pour la main d’oeuvre qui l’a fabriquée?

Les entreprises cherchent à réduire au maximum les coûts de main d’œuvre. Pour ce faire nombre d’entre elles  délocalisent du Nord vers le Sud, de l’Ouest vers l’Est et même d’un pays du Sud à l’autre.

Flexibilité et sous-traitance sont utilisées pour diminuer les coûts de main d’œuvre. De plus,  les entreprises du nettoyage et de la grande distribution recourent fréquemment à des contrats à temps partiels imposés.

Ce sont les femmes qui sont le plus exposées par ce type de contrat.

Suite aux manifestations des Bangladaises, mais le 20 septembre 2010, PSO lance un appel qui aboutit le 28 avril 2011 à la libération de Moshrefa Mishu leur présidente (GWUF).