Réfléchir – Aux liens entre l’écologie et le social

La  confiance dans le développement basé sur la croissance est parfois remise en cause.  Mais, beaucoup des partisans du développement durable ne remettent pas en question le développement proprement dit. Ils ne s’attaquent qu’aux conséquences les plus indésirables. Il est parfois question de « croissance durable ». Il est pourtant difficile de vouloir un monde propre sans agir sur les inégalités et la misère.

Aujourd’hui ceux qui font le lien entre les l’écologie et le social sont de plus en plus nombreux.

Il est vrai qu’en matière d’agriculture et d’alimentation l’accord international de 1994 privilégie les cultures  intensives avec fortes utilisations de pesticides et d’engrais. Et, sur le plan social, les salariés de l’agroalimentaires ont souvent des conditions de travail difficiles. Ils connaissent parfois aussi des problèmes d’emplois de par les politiques de délocalisation des grands groupes.

Lors de nos campagnes de sensibilisation nous rencontrons toujours un très bon accueil chez les personnes de sensibles à l’écologie. Nous le constatons notamment au salon Ille et Bio du mois d’octobre à Guichen.

Ce qui participe à ce rapprochement c’est que populations des pays du Sud qui mènent des actions pour la défense de leurs droits au travail sont interpellées par des atteintes à l’environnement. C’est le cas dans des bananeraies. Peuples Solidaires en  parle dans de nombreux appels.

La culture intensive de la banane a un coût social et environnemental élevé en Amérique latine où des avions déversent plusieurs dizaines de fois par an des pesticides sur des bananeraies où travaillent des ouvriers