On ne prête qu’aux riches

Annoncée comme par hasard  un vendredi 13  janvier 2012, la perte du triple A de la France inspire bien des remarques de nos politiques. Elles ne répondent pas aux problèmes posés.

Les solutions actuelles ne sont pas acceptables elles ne font qu’aggraver les problèmes

Que les agences de notation se soient déjà trompées à plusieurs reprises dans l’histoire est une chose. Le pire c’est l’acceptation même de l’existence de ces agences pour noter la solidité financière d’un Etat.  Un Etat qui est de plus en plus aux ordres des marchés et de la finance. Plus un pays est endetté et il plus est obligé d’emprunter à des taux élevés.

Depuis plusieurs années, Certaines ONG dont Peuples Solidaires ont eu l’occasion de dénoncer l’attitude des institutions financières internationales par rapport aux pays du Sud. Banque Mondiale et FMI n’accordant des prêts qu’à la condition que ces pays en difficulté privatisent et fassent de sérieuses coupes budgétaires dans les secteurs vitaux comme l’éducation et la santé.

Ce qui se passe actuellement dans nos pays en Europe, y ressemble fortement. Réduction,  privatisation des services publics, moins d’enseignants, moins de budget pour la santé…et mesures pour réduire les coûts du travail.

Exigeons de véritables solutions

La crise a bon dos. L’endettement de la France  ne provient que pour partie de la crise de 2008. Elle vient principalement de la politique fiscale du pouvoir et des paradis fiscaux qui n’ont pas été supprimés. Il s’agit maintenant de mener des actions pour une meilleure justice fiscale.

Pour faire plus de bénéfice de grosses entreprises délocalisent depuis plusieurs années Pour éviter ce phénomène la TVA « sociale » n’est que de la poudre aux yeux. Le travail coûtera moins cher à l’employeur moyennant quoi le salarié consommateur payera plus cher le produit fabriqué. La compétitivité ne peut se faire en mettant en concurrence les salariés Français et ceux des pays du Sud.

Il ne s’agit pas de casser le droit du  travail en France mais de faire respecter ce droit  dans les pays du Sud. C’est possible en soutenant les luttes des populations du Sud pour défendre leurs droits Voir: s’indigner
Pour compléter ces soutiens, notre Etat doit aussi contrôler les produits qui viennent de ces pays du Sud. Qu’ils  n’arrivent pas en France dans des conditions de dumping social.

Ces contrôles seraient de nature à favoriser des relocalisations et une augmentation de notre tissu industriel pour créer du travail dans un contexte où  un salarié sur 10 n’a pas d’emploi.

La compétitivité ne peut se faire que dans  respect de l’environnement. La mise en œuvre d’une taxe carbone pénalisant des produits ayant parcourus des milliers de kilomètres serait de nature à  réduire les déséquilibres actuels.

Ce sont des objectifs politiques possibles. Mais les lobbys économiques sont tels en direction des politiques qu’il nous faut au niveau des organisations de la société civile (associations et syndicats) être plus nombreux et plus forts pour avoir de l’influence sur ces questions.

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